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La structure Masques rares a mis en place le projet dénommé « entre femmes ». L’objectif est de revaloriser les cultures africaines qui, selon les initiateurs font face à une mutation inquiétante due au modernisme.

Mme Paola Furaha, responsable de la structure « Masques Rares » soutient que ce projet permettra aux femmes de s’exprimer, exposer leurs problèmes sans jugements pour chercher une alternative et épargner les victimes des blessures internes dues à certaines pratiques culturelles.

Les échanges porteront sur  les coutumes des tribus congolaises et africaines en général dans le but de mettre fin aux mythes et considérations fallacieuses  autour de la culture. La mondialisation reste, selon elle, une source d’obstacles qui limite l’évolution de la communauté bantoue surtout dans le cadre du mariage.

Ce projet qui concerne en grande partie les femmes des différentes tribus et clans met en évidence la problématique de l’acculturation et tente de trouver une solution durable.

« Je ne sais pas si c’est nous qui avions mal compris la modernisation ou bien c’est le contexte qui nous l’oblige. Beaucoup des femmes souffrent surtout dans des foyers car elles ne sont soit pas formées coutumièrement, soit elles ne se sentent pas concerner par la culture. D’où notre motivation de les repérer et les unifier à leurs origines », renchérit-elle.

Mme Paola Furaha témoigne des cas courants vécus à Bukavu qui font état des discriminations conjugales, laissant les femmes en danger de dépression suite à l’ignorance des normes culturelles. 

« Je suis témoin d’un mariage qui a fini par la séparation quatre mois après à cause des mythes coutumiers.   Cette ignorance engendre souvent des violences et conflits familiaux surtout dans des accusations liées à la sorcellerie. C’est pourquoi nous voulons semer un terrain d’entente entre nos cultures, nous aimer encore et nous unir davantage », Insiste-t-elle.

Fille d’un chef coutumier, cette artiste folklorique promet contribuer à la promotion de la paix et la cohésion sociale à travers ce projet, dans le respect des normes culturelles et les intérêts liées au modernisme.

La maison Masques Rares met à la une la beauté africaine et s’investit dans la lutte contre les violences basées sur les genres.

Gisèle Bashwira.

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